06/11/2019

MILLESIME 2019 ÉTONNANT

Encore une fois BORDEAUX va surprendre.


De plus en plus fréquemment contrastée, l’année se partage en deux saisons. Après un printemps très humide mais plus frais qu’en 2018, nous avons vu arriver début juillet un été franc, chaud et sec, qui, à l’exception de quelques petites pluies bénéfiques, s’est déroulé sans orage ni grêle dans une sérénité égale sur l’ensemble
des vignobles.

 

Les premiers blancs secs récoltés au début du mois de septembre avant les premières pluies, présentaient de beaux équilibres, fraîcheur et maturité, présages d’excellence.

 

Avec une certaine inquiétude, nous abordions des vendanges à la mi - septembre avec un niveau de sécheresse important et des risques de déséquilibre tannique et alcoolique. C’était sans compter les pluies miraculeuses du 18-20 septembre qui ont totalement débloqué la situation et redonné à la vigne de l’énergie, limitant le degré alcoolique, affinant la structure des tannins et permettant ainsi un équilibre et une harmonie tant recherchés à Bordeaux.


Du 20 septembre au 15 octobre les vendanges se sont enchaînées sur tout le département dans des conditions climatologiques favorables, un peu humides mais permettant une excellente cueillette. Aucun signe de botrytis, des peaux épaisses, des pépins à maturité, les vignerons étaient optimistes.

 

De la pointe du Médoc aux vignobles situés plus à l’est, la qualité des raisins, les premières cuves en fermentation et même aujourd’hui les premiers vins terminés, est étonnante. Se révèlent un bouquet de fruits, une couleur intense, un cocktail de fruits mûrs mais avec une fraîcheur, une tension, une énergie signes des plus grands millésimes. Ces structures harmonieuses, élégantes raffinées mais aussi riches et intenses, sont l’expression toujours recherchées des grands millésimes bordelais dont 2019 devrait être une parfaite illustration.

Prochain épisode dans quelques mois. Laissons les fermentations malolactiques se passer et les premiers tannins s’affiner pour confirmer nos premières impressions.

 

Hubert de Boüard, Philippe Nunes, Maxime Tach et Bryan Dessaint